L’héraldique

Le CNRTL définit l’héraldique comme la « science du blason ; ensemble des usages et règles permettant de décrire et de représenter exactement armes et armoiries ».

La première trace écrite relative à cette science remonte à la fin du XIe siècle. Cet art de l’étude des blasons et des armoiries utilise cinq unités de base : sa forme (initialement celle d’un écu de chevalier), ses émaux (couleurs, métaux et fourrures), sa composition en neuf points (chef, flancs, cœur…), son découpage en « quartiers », les figures qui y sont représentées (naturelle, artificielle, chimérique).

Les trois formes de base étaient : le triangle, l’amande ou l’écu ordinaire (semblable à l’écu français du XIIIe siècle), mais a varié au cours des siècles pour adopter différentes formes (ronde, carré, losange…), essentiellement selon les pays et leurs pratiques militaires.

Les émaux peuvent être de trois sortes toutes relatives à la couleur ou au motif :

– les métaux : or (= jaune) et argent (= blanc)

– Les couleurs (gueules = rouge, azur = bleu, sable = noir, sinople = vert, pourpre = violet, orangé = orange). Il existe toutefois d’autres couleurs apparues plus tardivement et/ou par transformation de couleurs de base : marron, chair…

– les fourrures (ou « pannes ») constituent plutôt un ensemble de motifs qui se répètent : l’hermine (noire sur fond blanc, comme sur le Gwen a du breton), la contre-hermine (blanche sur fond noir), le vair (pointé vers le haut, bleu sur fond blanc) et le contre-vair (pointé une rangée vers le haut, l’autre vers le bas, couleurs similaires).

Chacun de ses émaux est associé à un symbolisme (une planète, une pierre, une ou plusieurs émotions, aspirations ou vertus). Ainsi, l’azur (bleu) est associé à Jupiter, au saphir, symbolise la fidélité, la beauté, la persévérance.

Originellement utilisé de manière aléatoire, ce système d’émaux sera codifié après le XIIIe siècle.

Neuf divisions, selon des délimitations (symbolique et non pas dessinée) en forme de segments de droites ou de courbes, le caractérisent. Il y a ainsi trois « cantons » de chef (en haut de l’écu, au centre, à dextre — à droite — et à senestre — à gauche), trois de pointe (en bas) et, au centre une de cœur et deux de flanc (à droite et à gauche du cœur).

On peut ainsi le découper en « quartiers » et y répartir les métaux, les émaux et les fourrures.

Quant aux figures (ou « meubles »), elles peuvent représenter des motifs « naturels » (animaux, végétaux, astres, êtres humains…), chimériques (dragon, aigle à deux têtes, personnage mythologique…) ou « artificiels » (comportant un élément relatif à un domaine d’activité humaine : architecture — tour —, chasse — arc —, guerre — heaume —, musique — instrument —, religion — tiare —…)… Ces figures n’ont pas pour fonction de représenter une réalité : elles sont purement symboliques, et donc souvent stylisées.

Lorsque des armes comportent une devise, on dit qu’elles sont blasonnées.

Les hérauts étaient des officiers chargés de l’authentification des blasons. En toute occasion, il devait être capable de reconnaître les armoiries portées par tout chevalier et être capable de citer tous les faits d’armes qui y étaient associés. Ils étaient également les intermédiaires des nobles dans les négociations, les déclarations de guerre et les cérémonies.

Lexique : Armoiries (ou armes) : Ensemble qui comprend : l’écu, les figures, les devises et tous les ornements extérieurs.      Blason : Ensemble de couleurs et/ou de dessins apposés sur un écu. L’emblème obtenu représente les armes d’une famille. Le blason est également l’ensemble des armoiries qui composent un écu. Cimier : Figure qui surmonte l’écu. Lorsqu’il y a un heaume ou une couronne, c’est l’ensemble des décorations diverses qui se trouve au-dessus. Émaux : Différentes couleurs que l’on peut rencontrer en héraldique. Ceux-ci sont de trois types, et ils portent les noms suivants : métaux, fourrures et couleurs. Écu : Support physique du blason, au centre des armoiries. Écusson : Petit écu employé en tant que meuble dans un écu d’armoiries. Héraut : Personnage officiel chargé de porter les déclarations de guerre, de régler les cérémonies et les Jeux (joutes), de surveiller les blasons dans leur authenticité et leur unicité et de répertorier les armoiries existantes. Meubles : Ilsreprésentent l’ensemble des figures du blason comme : un lion, une fleur de lys… Tabard : Tunique armoriée que l’on portait par-dessus une armure.

Sources principales :

http://blasons.free.fr/heraldique/heraldique.php#formes