… de l’auteur
Enfant, passionné de bande dessinée, l’auteur développait déjà une imagination nourrie par des rêves éveillés peuplés d’animaux anthropomorphes. Devenu adulte, ses études en sémiologie, centrées sur la représentation de la femme dans la BD, l’amènent à s’interroger sur le retour contemporain de symboliques féminines anciennes.
De cette réflexion naît une uchronie : imaginer un féminisme surgissant au XIIIᵉ siècle. D’abord rêvée comme un feuilleton nocturne, puis notée avec soin, cette histoire prend forme. En attendant le dessinateur ou la dessinatrice de BD qui saura mettre en images ces aventures, l’auteur transforme son scénario en un roman de fantasy en quatre tomes destiné aux adolescents et jeunes adultes, dont le premier est entre les mains du lecteur.

… du roman

À la suite d’un drame, Marion, ses sœurs et plusieurs jeunes filles du village se retrouvent livrées à elles-mêmes, exposées à tous les dangers. Elles trouvent refuge au plus profond de la forêt, où elles construisent un abri, apprennent à subsister par leurs propres moyens et recueillent des louveteaux abandonnés. Souhaitant réintégrer la société sans subir la violence qui les menace, elles s’exercent à l’autodéfense. Mais une confrontation avec des brigands met en évidence leurs faiblesses et les conduit à rechercher un protecteur apte à les former au combat.
À travers cette fiction assumée comme anachronique, le récit questionne la condition féminine et les rôles imposés aux femmes au XIIIᵉ siècle.
Les femmes guerrières
On ne peut évoquer les femmes guerrières sans que surgissent aussitôt les grandes figures mythologiques : Athéna ou Minerve, Atalante, Kali, Quadesh, Brigit, Freyja, Morrigan, Itzpapalotl, la Pachamama, les Amazones ou les Walkyries… Ces héroïnes légendaires continuent d’alimenter l’imaginaire collectif et de nourrir la fascination des amateurs de romans historiques, de fantasy ou de films d’aventure guerrière, de Percy Jackson à Thor, en passant par Hercule, Le Choc des Titans ou Excalibur.
Mais l’objet de cette présentation n’est pas le mythe. Il s’intéresse aux femmes guerrières bien réelles, à celles dont l’histoire — parfois à contrecœur — a conservé la trace, et dont la mémoire demeure trop souvent marginale.
Si, dans l’Histoire telle qu’elle nous est parvenue, la guerre fut majoritairement menée par des hommes, de nombreuses femmes s’y distinguèrent pourtant, que ce soit comme espionnes, stratèges ou combattantes de première ligne. En dehors des figures légendaires, telles que les Amazones et les Skjaldmös, ou les femmes pirates (Rusla, Alvid, Æthelflæd, Grace O’Malley, Sayyida al-Hurra, Anne Dieu-le-veut, Anne Bonny, Mary Read, Ching Shih…), l’histoire regorge de femmes ayant pris les armes, parfois déguisées en hommes, souvent en revendiquant ouvertement leur identité.
De l’Antiquité au Moyen Âge, de l’Europe à l’Asie, de l’Afrique aux Amériques, apparaissent des noms aussi divers que Halima, princesse des Ghassanides ; Dihya, reine guerrière berbère ; Zhao de Pingyang et son « Armée de la Dame » ; la Viking Lagertha ; Boadicée, reine des Iceni ; Olga de Kiev ; Æthelflæd de Mercie ; l’impératrice Xiao Yanyan à la tête de dix mille cavaliers ; la guerrière viking de Birka, longtemps prise pour un homme ; ou encore la reine Nzinga Mbande, qui mena la guerre contre les puissances coloniales au XVIIᵉ siècle. D’autres, comme Akkadevi en Inde, Liang Hongyu en Chine ou Tasi Hangbè au Dahomey, commandèrent elles-mêmes des armées.
Plus près de l’époque qui nous intéresse, et en se limitant à l’Europe, les exemples se multiplient encore.
Au XIIᵉ siècle, Aliénor d’Aquitaine, Mélisende de Jérusalem, Nicola de la Haie ou la samouraï Tomoe Gozen prennent part aux conflits.
Aux XIIIᵉ et XIVᵉ siècles, Blanche de Castille, Jeanne de Flandre, Agnès Randolph, Isabelle de France ou Marie Iʳᵉ de Sicile jouent un rôle militaire ou stratégique majeur.
Au XVe siècle enfin, aux côtés d’Isabelle la Catholique ou de Marguerite d’Anjou, se dresse la figure incontournable de Jeanne d’Arc.
Beaucoup de ces femmes étaient très jeunes lorsqu’elles prirent la tête de troupes armées : Jeanne d’Arc n’avait que dix-sept ans lors du siège d’Orléans. Des fouilles archéologiques ont même mis au jour des tombes de jeunes filles scythes âgées de douze ou treize ans, enterrées avec des armes.
Pourtant, ces figures courageuses — souvent héroïques — sont largement absentes des manuels d’Histoire. Le présent roman entend leur rendre hommage, leur redonner la place qui leur revient, et mettre en lumière leur détermination, leurs compétences et leur légitimité, longtemps niées ou effacées par des sociétés profondément patriarcales, et ce depuis le tournant amorcé dès la civilisation mycénienne.
(Source principale : Wikipédia)
Les illustrateurs du site

Florian Marhic
Graphiste et vidéaste
mazettestudio.fr

Sandrine Le Blanc
Illustratrice, Artisane et Designer
sur Instagram : @la_liste_de_mes_envies
