Les loups dans le roman

Dans le texte, on distinguera les loups (sans majuscule), animaux sauvages en grande partie apprivoisés et utilisés comme auxiliaires de combat, des Loups (avec une majuscule), terme désignant les « petits hommes noirs », « guerriers noirs » ou encore « chevaliers noirs » que sont les héroïnes du roman.

Retirés de leur mère dès l’allaitement, les louveteaux assimilent les filles à leur mère ainsi qu’aux autres femelles d’une meute. Facilement apprivoisés en raison de leur très jeune âge, ils considèrent les héroïnes comme leur famille et leurs chefs au sein du groupe.

Les filles veillent toutefois à leur laisser assouvir une part de leur instinct sauvage. Ainsi, bien qu’ils acceptent d’être nourris par leurs protectrices, les loups n’hésitent pas à partir en chasse pour subvenir eux-mêmes à leurs besoins. Cette pratique présente un double avantage : elle garantit leur autonomie alimentaire et entretient leurs capacités naturelles, en les maintenant entraînés à la chasse et au combat. Ils demeurent en revanche méfiants et craintifs envers les autres humains, ce qui fait d’eux d’excellents gardiens et protecteurs.

Au combat, ils ont appris à obéir à une quinzaine d’ordres, suffisants pour préparer des guets-apens et organiser attaques comme défenses : au pied, couché, repos, attends, garde, caché, surveille, va, cherche, suit, ramène, alerte, attaque, tue.

Chaque fille du groupe dispose de son propre loup — Élisabeth en possède même deux. Seule Lucile n’accepte que tardivement de s’encombrer d’une « boule de poils ». La répartition s’effectue ainsi :

  • Arn (mâle dominant au pelage noir de nuit) → Marion
  • Azarah (femelle dominante) → Jeanne
  • Milo → Suzon
  • Rob → Martine
  • Règne → Bertrande
  • Conry → Blandine
  • Eudes → Sylvette
  • Tagarde (louve blanche domestiquée) et Simple (loup de combat) → Lucile
  • Grouffe → Maud
  • Baud Willi → Mathilde
  • Baud → Isabeau
  • Raoul/Raoulle → Bérénice
  • Loup et Loup → Élisabeth
  • Toubeau → Ermengarde