Les armes se répartissaient en trois grandes catégories : les armes de poing, les armes d’hast, et les armes de jet. Chacune de ces catégories correspondait à un type de combat spécifique, qu’il soit rapproché, à distance ou en maintenant une zone de sécurité (théorique) avec l’adversaire.
Armes de jet :
De la plus simple à la plus complexe, ces armes permettaient de lancer un projectile tout en maintenant une distance de sécurité vis-à-vis de l’adversaire. Elles incluent :
- Les projectiles : frondes, arcs et arbalètes, permettant de lancer un projectile (respectivement : pierre ou galet, flèche, carreau) avec une puissance et une portée variables.
- Les lances et leurs variantes : épieux, javelots, etc.
- Les armes de lancer : couteaux, poignards, francisque (hache de lancer), etc.
Armes de poing :
Ces armes étaient conçues pour le combat rapproché. On les distingue en fonction de leur forme, de leur usage et de leur mécanisme :
- Armes droites :
- Poignards de différentes tailles et conceptions, allant de la simple dague à la « miséricorde ». L’épée, déclinée en modèles à une ou deux mains, selon sa taille, son poids et son usage (guerre, tournoi, parade…).
- Armes articulées :
- Les fléaux d’armes, souvent composés d’une chaîne reliée à une ou plusieurs boules cloutées, étaient utilisés pour frapper ou désarçonner un ennemi.
- Armes dérivées d’outils :
- Le marteau de guerre, la hache de guerre et la masse d’arme, des instruments transformés en armes létales et dévastatrices.
- Armes défensives utilisées comme armes de poing :
- Le bouclier ou l’écu, qui, en plus de leur fonction de protection, pouvaient être renforcés de métal ou dotés d’angles pointus pour frapper.
Armes d’hast :
Ces armes étaient souvent issues de la transformation d’outils agricoles en armes de guerre. Fixées au bout d’une longue perche, elles permettaient aux combattants, en particulier aux paysans de l’ost, de maintenir une distance de sécurité tout en frappant un ennemi expérimenté.
- Les armes bricolées à partir d’outils agricoles :
- Piques, faux de guerre, serpes de guerre, fourches de guerre… Ces armes étaient adaptées pour être utilisées contre un adversaire à distance.
- Les armes dérivées et améliorées pour les soldats :
- Parmi les plus notables, on retrouve la corsèque, la guisarme, la hallebarde, la pertuisane, la chauve-souris, la langue de bœuf, la vouge, la demi-lune, le fauchard, la bardiche, le bec de corbin, l’esponton, le plançon, l’anicroche… Ces armes, chacune perfectionnée pour un usage particulier, pouvaient servir à désarçonner un cavalier, le maintenir à distance, l’attraper au cou pour le faire tomber, trancher les sangles de sa selle, couper les jarrets de son cheval, percer son armure, et bien plus encore. La diversité de ces armes répondait à la multiplicité des situations de combat.
